La dernière frappe américaine à Kaboul était une „erreur tragique” — Genève Vision, un nouveau point de vue

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« Nous présentons nos excuses, et nous efforcerons de tirer les leçons de cette horrible erreur », a-t-il ajouté, alors que l’armée américaine venait d’admettre que cette frappe par drone était une bavure. « Aucune armée ne travaille aussi dur que la nôtre pour éviter des victimes civiles. Quand nous avons des raisons de croire que nous avons pris des vies innocentes, nous enquêtons et, si c’est vrai, nous le reconnaissons », a dit le ministre de la Défense.

Une « erreur tragique »

L’armée américaine a reconnu vendredi que sa dernière frappe en Afghanistan, le 29 août à Kaboul, qui a tué « dix civils » dont « jusqu’à sept enfants », était « une erreur tragique ». « Il est improbable que le véhicule et ceux qui sont morts aient été liés à l’EI-K », le groupe djihadiste Etat islamique-Khorasan, ou aient représenté « une menace directe pour les forces américaines », a déclaré à la presse le général Kenneth McKenzie, chef des forces américaines en Afghanistan avant leur retrait définitif.

Quelques jours auparavant, un attentat du groupe djihadiste EI-K avait tué treize militaires américains près de l’aéroport de Kaboul et 169 personnes du pays.

Le général a assuré assumer « la pleine responsabilité » de cette bavure. « J’offre mes sincères condoléances à la famille et aux amis de ceux qui ont été tués », a-t-il poursuivi.

Un homme enthousiaste et apprécié

Zemerai Ahmadi fait partie des personnes tuées par le missile Hellfire américain qui a été largué sur sa voiture, fauchant neuf membres de sa famille, dont trois de ses enfants.

Cet Afghan de 43 ans était un employé depuis quinze ans, enthousiaste et apprécié, d’une organisation humanitaire américaine nommée Nutrition & Education International, selon ses collègues.

Un portrait qui contraste fortement avec les affirmations du Pentagone selon lesquelles il était un militant du groupe État islamique sur le point de commettre une attaque contre les troupes américaines.

Les collègues de Zemerai Ahmadi dépeignent une famille qui avait travaillé pour des Américains et qui essayait d’obtenir des visas pour les États-Unis, craignant pour leur vie sous le régime des talibans.

Stéphanie Jaquet et les agences