Le CICR peut travailler en Afghanistan „comme avant”, assure Peter Maurer — Genève Vision, un nouveau point de vue

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Le chef du bureau politique des talibans et le ministre « de facto » de la santé étaient présents lors de l’entretien. « Il faudra voir comment cela évolue, mais c’était un bon entretien de départ », ajoute Peter Maurer dans un entretien diffusé par Le Matin Dimanche.

Peter Maurer, président du CICR (Keystone/L. Gillieron)

Il s’est également rendu dans des capitales provinciales, à Kandahar et à Lashkar Gah, où il a parlé avec d’autres délégations de talibans. « J’ai été plutôt impressionné par leur professionnalisme ». Ils avaient une bonne connaissance du secteur de la santé et disaient vouloir trouver la meilleure manière de servir la population, souligne Peter Maurer.

Les employées du CICR au travail

Le président du CICR assure que les femmes employées par l’organisation peuvent pour l’instant continuer à travailler comme avant. « J’ai beaucoup insisté auprès du mollah Baradar pour que nos employées et celles du Croissant-Rouge puissent poursuivre leurs missions. Dans une large mesure, ce principe est respecté ».

Selon Peter Maurer, beaucoup d’Afghans lui ont dit être plus en sécurité actuellement qu’il y a deux mois. « La violence et l’insécurité qui duraient depuis de longues années semblent être arrivées à un terme » en Afghanistan. Il relève une certaine ambivalence. « Les gens avec qui je parlais ressentent à la fois de la peur et du soulagement ».

Depuis 30 ans sur place

Le CICR possède des bureaux à Kaboul, Kandahar et Lashkar Gah. Il entretient le dialogue avec les talibans « depuis trente ans », précise Peter Maurer. Ses activités portent sur « des domaines cruciaux » pour la population, comme la santé, l’eau potable, les services de protection et l’assistance aux plus vulnérables.

ats/nr